Outlast

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Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas le mec le plus courageux qui existe. Pour exemple, j’aime jouer à des jeux d’horreur mais pas seul, et parfois même, je préfère juste regarder. Là, je vais vous parler d’un jeu qui m’a terrorisé. Allez, on tient son slip fermement, on descend en enfer.

 

Reporter sans frontières

Je te fais l’histoire en accélérée : Après avoir reçu un mail d’un utilisateur inconnu parlant d’expériences illégales menées dans un asile, je décide, moi Miles Upshur, journaliste en manque de scoop, d’aller enquêter sur ces expériences. Et pour ça je décide d’emmener avec moi… un pied de biche ? Un tazer ? Un bazooka ? Que nenni ! Une simple camera fera l’affaire. Et une camera avec vision infrarouge nocturne s’il vous plaît !

Armé de ma petite camera, je me mets donc à arpenter les couloirs sombres d’un asile ensanglanté ou seul des fous plus ou moins aggressifs vivent encore…

Tu as peur là ? Attends on n’a pas commencé.

 

Seul contre tous

« Saleté de camera », déjà que le mode nocturne vous fout les jetons à mort, vous avez un stock de pile limité qui se vide à vitesse grand V.  Heureusement des piles sont disséminées un peu partout dans les niveaux et vous permettent de ne pas trop vous préoccuper du nombre en stock. Bon, on a une camera et quoi d’autre ? Rien, que dalle, nada, on ne peut que prendre ses jambes à son cou et se cacher. Casiers, table, muret, c’est un cache-cache morbide entre vous et une armée de dégénérés plus ou moins habillé (glauque), très vicieux (très glauque) et munis de machettes (Uber glauque).

Niveau jouabilité, on reste donc assez proche d’un FPS classique, camera au poing avec pour seule option… la fuite.

 

Maman j’ai peur !

En plus d’être faible à souhait, tout est fait pour vous faire peur. Et là chapeau, on sursaute, on hurle, on appelle ses parents… OMG ce jeu vous donne des courbatures à force de serrer les fesses et les dents. Vous êtes souvent le témoin de scènes très trashouille (meurtre, viol de cadavre) avec le vocabulaire qui va bien (« ton anus doit être si soyeux »). Mention spéciale aux deux hommes tous nus (la fête du zizi) qui parlent de vous bouffer le foie et la langue.

Graphiquement ce n’est pas moche, ça ne décolle pas les mirettes non plus mais le côté sombre et crade est très bien retranscrit, et c’est ce qui importe le plus.

Le level design nous donne une impression de grandeur dans un premier temps… les 15 premières minutes quoi, ensuite on se retrouve à suivre un chemin scripté. Frustrant dans la plupart des jeux, ici cela met le joueur sous une pression constante et au final on oublie le côté ouvert au profit de l’immersion.

Enfin la bande sonore participe largement à l’ambiance: bruitages d’os qui craquent, de chairs qui se déchirent, hurlement de détresse sur fond de musique de film d’épouvante.

 

Pour conclure

Petit coup de maître chez Red Barrels, le jeu vous accroche au fond du fauteuil avec l’impression d’être dans un cauchemar. Malgré des ficelles bien apparente dans la structure des éléments, on s’immerge complètement dans le jeu.
Bref, préparer vos sous-vêtement, jouer à Outlast, c’est vivre un film d’horreur.

 

Et pour mes lecteurs préférés, la vidéo test. Bon suite à un bug, pas de son du jeu mais bon…

2 Comments

  • Vincerocks dit :

    Bonjour,
    Pour information la caméra possède une « vision nocturne », pas une « vision infrarouge ».
    Bien cordialement,

    • Thibault Marty dit :

      Autant pour moi, je ferais attention sur le sens des termes pour la prochaine vidéo. Merci.

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