Hadopi : vers un blacklistage des sites de direct download ?

Hadopi

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (que l’on connaît mieux sous le nom de HADOPI) continue de lutter contre les méchants pirates, parfois dans une mer houleuse. Sauf que pour 2014 et les années qui suivent, le trésor de guerre de l’institution a tendance à fondre comme peau de chagrin à mesure que le gouvernement revoit le budget qui lui est attribué à la baisse (6 millions d’euros pour 2014 et 2015).

Hadopi ne se laisse pas abattre et cherche toujours des moyens de rendre sa lutte contre le téléchargement illégal plus efficace. Après les sites de P2P, l’autorité cherche désormais à s’attaquer aux sites de direct download.

Une liste noire des sites web illicites

Il faut l’avouer, pour passer sous le radar d’HADOPI, les sites de Direct Download sont pour le moment l’alternative la plus discrète par rapport aux Torrents et autres sites de P2P qui envoient des signaux trop voyants sur les activités de téléchargement illicites. L’organisme cherche donc un moyen de s’attaquer de front à ces zones de non-droits où elle n’a pour le moment aucun pouvoir.

Fleur Pellerin, ministre de la Culture, a, semble-t-il, une piste. Le principe est d’identifier et isoler les sites « massivement contrevenants » par le biais d’une liste noire consultable pour les internautes qui ne pourront donc pas dire qu’ils n’étaient pas au courant de la teneur de ces sites. La mesure devrait également concerner les sites de streaming. Cependant, il faudra définir les limites de ce qu’est un site « massivement contrevenant », car il arrive que sur certaines plateformes comme YouTube, des films complets se retrouvent en ligne sans la moindre autorisation.

On le voit, quand on n’a pas de moyens, il faut des idées et Hadopi semble en avoir. Le problème dans cette affaire, c’est que les pirates ont souvent plusieurs coups d’avance sur ceux qui cherchent à les débusquer…

source : Nextinpact.com