Droit à l’oubli : une demande sur deux est acceptée

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Il y a quelques mois Google était condamné par la cour de justice de l’Union européenne à offrir le droit à l’oubli lorsque la personne concernée par ces données le demandait. Le rapport de transparence mis en ligne par la firme américaine au sujet des « Demandes de suppression de contenus liés à la vie privée dans les résultats de recherche dans l’Union européenne » nous permet aujourd’hui de faire un premier bilan.

Ce rapport mis en ligne jeudi dernier place la France au premier rang des demandes avec 29 250 demandes pour 89 294 URL concernées par la possibilité du droit à l’oubli. En comparaison, l’Allemagne a un total de 25 272 demandes pour 88 794 URL, les Britanniques eux on fait 18 597 demandes pour 66 616 adresses, l’Espagne a quant à elle adressé 13 478 demandes pour 43 580 adresses visées, puis en dernier les Italiens avec 11 512 demandes pour 39 602 adresses.

Facebook cible du nombre le plus important de demandes

Google valide pour la France une demande sur deux (51.5 %) puisque sur les 89 294 adresses concernées 36 509 ont été supprimés par le moteur de recherche. Mais, il ne faut pas oublier que les adresses supprimer après des demandes ne concerne que l’Union européenne. Google publie également un classement des sites les plus touchés par ces demandes et ce sont bien évidement, les réseaux sociaux qui sont les plus touchés, notamment Facebook qui arrive à la première place avec 3 353 adresses supprimées du moteur de recherche ou encore YouTube qui arrive en troisième place avec 2 395 adresses touchées par le droit a l’oubli. Dans ce même rapport la firme de Mountain View nous donne 15 exemples de demande, certaine ayant abouti, d’autre non.

Exemple en Allemagne : « Une victime de viol nous a demandé de supprimer un lien vers un article de journal relatif au crime. Nous avons supprimé des résultats de recherche la page comportant son nom ». En revanche : « Un professionnel des médias nous a demandé de supprimer quatre liens vers des articles relatifs au contenu embarrassant qu’il avait publiés sur Internet. Nous n’avons pas supprimé les pages des résultats de recherche ».

Ce rapport arrive au moment ou le comité consultatif de Google passe en Europe pour demander des avis sur le droit a l’oubli a des spécialistes, en effet le groupe est déjà passé a Paris le 25 septembre dernier et doit encore ce rendre a Londres, Berlin et Bruxelles