State Of Decay

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Je m’appelle Ed, et une fois n’est pas coutume, je vais te raconter une histoire young boy. J’ai connu un type qui s’appelais Marcus Campbell, et j’peux te dire que des mecs comme ça, y en pas des masses dans le West Side des US of America.

 

Seul au monde

On s’est connu au Mt Tanner, un village de pêcheur. Les circonstances ont fait qu’on a tout de suite accroché : nous étions plus vivant que mort, pas comme les cadavres qui se réveillaient progressivement sur notre passage.

On a eu du mal à avancer au début, je te cache pas qu’on savait pas du tout ce qu’on foutait là, pas une indication…rien ! Mais on y était et il fallait qu’on avance coute que coute. On a du fouiller des maisons abandonnées à la recherches d’un peu de matos histoire de pouvoir fracasser le crâne de ses rodeurs. Une batte de baseball, une clé à molette ou encore une machette… fallait nous voir à l’action, moi tenant un de ses bestiaux pendant que Marcus finissait le travail ha ha, on y allait tellement fort que nos armes se brisaient avec l’usure.

Mais il arrivait aussi qu’on se fasse mordre ou qu’on fatigue.. heureusement qu’on a trouvé de quoi se nourrir et se soigner. Bordel quel enfer… Après quelques kilomètres, on est tombé sur un camp de survivants… mais pour nous accueillir il a fallu qu’on leur montre notre bonne foi. A peine arrivé, aussitôt repartie en mission de reconnaissance, apportant tant bien que mal quelques affaires aux rescapés. Bon Dieu, on y croyait à ce taudis, ça payé pas de mine mais au moins, on s’y sentait chez nous.

 

Ca manque de meufs ici

Ah Ah, ce Marcus, un sacré cochon… il en perdait pas une pour me dire qu’ il irait bien se taper quelques… hum.. bref. Enfin, quand on a vu qu’une survivante ce faisait agresser à l’extérieur, on a pas hésité. Elle s’appelait Maya, une militaire, avec elle ça rigolait pas. On voulait l’amener au camp mais apparemment ils ont subit une attaque… je revois encore les images des corps mutilés… gamin, tu connais l’odeur du sang et de la chair en putréfaction ?

 

Marche ou crève

Alors on a décidé d’avancer, rejoindre d’autres groupes… tout recommencer. On a volé une voiture et pris la fuite. A peine 200m passé, on s’est fait attaquer et j’me suis faire mordre, violemment, avec aucun de médocs pour me soigner… j’te raconte pas la panique. Heureusement on a trouvé une âme charitable à quelques kilomètres de là : La fille du mec qui nous a accueilli la première fois. Quand Marcus lui a dit pour son père, je te dis pas le choc… elle le savait au fond, mais perdre un proche, c’est facile pour personne.

Tant bien que mal la vie a repris son cour. Moi cloitré au lit, les autres avaient pour mission de sortir en journée pour récupérer du matériel. Nourriture, stock de médicament, armes, matériaux pour améliorer le camp. Le soir, on restait plus tranquille, certains tentaient des sorties mais peu en revenaient. Marcus a tout de suite pris le devant, barricader les fenêtres, améliorer la tour de guet en l’équipant d’un sniper, construire un nouvelle équipement pour l’infirmerie…Marcus était un leader ça se voyait, à chaque mission, il gagnait de l’influence auprès du groupe et cela lui donné accès aux meilleurs matos. Il changeait. Au fur à mesure, il n’était plus une victime, il gagnait de nouvelles compétences, il courrait plus vite, plus longtemps, il pelletait des hordes de zombies à la chaine et il m’a même surpris à faire du catch. Sa spécialité, c’était le corps à corps avec une arme tranchante… il fallait le voir séparer les membres, détacher la tête du reste… Dieu que c’était beau !

 

This is the end my friend

Les jours passaient et j’étais toujours dans un piteux état. Les autres craignaient que je devienne un foutu rodeur. Il fallait qu’on me trouve un docteur, et vite. C’est Marcus qui s’y est collé. Il aurait pu choisir quelqu’un d’autre, il en avait les moyens, ou même persuader quelqu’un de venir avec lui, mais il a préférait partir seul. Au fond il se sentait responsable, et ne voulait pas mettre les autres en danger.

Le doc était dans une ferme à moins d’un kilomètre de là. A ce qu’on m’a raconté, des survivants lui auraient demandé de l’aide face à une horde en approche. Après avoir barricadé quelques fenêtres, s’être armé de son fidèle fusil à pompe et d’une hache, il était fin prêt pour accueillir les assaillants. Malheureusement la porte ne retint pas longtemps un zombie sauvage d’une centaine de kilos… On retrouva le corps de Marcus séparé en deux parties au niveau du bassin…

Une fois le carnage fini on a pu récupérer son corps mais plus de trace du doc. La mort de Marcus a fragilisé  le moral des survivants restant. Maya en a repris le contrôle mais tout a changé, elle n’a pas son expérience mais je suis certain qu’elle fera un bon chef.

Aujourd’hui encore, je souffre mais la douleur n’est rien comparé à la perte de mon ami… mon frère, Marcus Campbell.

 

Conclusion

Enfin… enfin j’attendais un bon jeu de zombie. Après avoir était sur DayZ, tous les autres jeux du genre me paraissaient fade. Mais State of Decay a su raviver la flamme. D’ailleurs, la mort de mon personnage favoris Marcus, m’a vraiment foutu les boules. Ce jeu a réellement des atouts qui m’ont fait craquer  : le monde ouvert, la gestion du groupe et les choix qui s’imposent, la construction, l’exploration… On y croit.  Au final on en vient même à ressentir de l’empathie pour son ou ses personnages, car vous avez le choix d’incarner différent membre du groupe, avec ses compétences propres, son attitude et son caractère.

Bien sûr, le jeu a son lot de défaut, comme certains bugs de collisions, ses graphismes pas vraiment au top, ses limitations dans le stuff des autres personnages… mais la magie opère quand même et on rentre dans le jeu en moins d’une minute. La seule vraie déception vient de l’absence du multijoueur, pourtant annoncé par l’éditeur lors de son développement. Vraiment dommage car on touchait au domaine de l’orgasme.

Bref un jeu pour ceux qui aime les zombies, Walking Dead, et les bons jeux.

Pour y jouer, c’est ici :

Bisou les pipous !