Saint Row IV

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Quand on entend « Saint Row », on pense directement à GTA, en plus loufoque, moins réaliste, mais aussi moins bien… Cette fois-ci, les gars de Volition ont bien compris que s’ils ne pouvaient faire un meilleur GTA-like qu’un Grand theft auto, alors autant faire différent…Pari tenu ?

De la finesse au marteau

Le moins que l’on puisse dire c’est que ça commence fort (trop peut être ?) le joueur est lâché en plein milieu d’un carnage somme toute classique (Bim, Bam, explosions, missiles, mecs en turban) qui fera office de tuto. En moins de 5 minutes chrono et par la magie d’un scénario construit à la truelle, on sauve la terre et vous êtes président des US, avec les Saints à la Maison Blanche. Drogues et BIAAATCCCHHHHSSS font partie du décor à en faire péter de jalousie Ali G, mais ça, c’est juste avant que de vilains aliens s’invitent dans la place.

Et là tout de suite vous me dites : « wooo wooo tout doux mister, pour les terroristes et le président j’ai rien dit, la drogue et le reste, Ok, mais les aliens ça ne fait pas un peu beaucoup niveau crédibilité ? »

Bien sûr que si, jeune lecteur. Je vois que ton esprit n’en est pas moins affûté malgré cette longue période d’inactivité cérébrale. Le scénario, on s’en fout ! Et au final ça marche, tout passe sans que l’on cherche vraiment de lien.

Bienvenu dans le monde réel Neo

En s’éloignant des sentiers battus, le game design s’affirme via son mélange des genres. Parmi toutes les références et influences utilisées dans Saint Row IV, la plus marquante reste celle de Matrix, et je ne parle pas que de l’histoire. Le gameplay entier est une ode au chaos, à l’abus de super-pouvoir : Super-vitesse, super saut, boule de pouvoir… il y a de quoi faire. Chaque pouvoir est limité dans son utilisation par la jauge d’endurance du personnage, vous débloquez de nouveaux pouvoirs au fur à mesure des missions et des upgrades en collectant des « clusters ». Et la sensation est bien palpable, vous êtes SURPUISSANT, la ville vous appartient et les défis ne font que rajouter un peu de piquant à notre carnage. Là où un Prototype vous cantonnait à des missions assez répétitives, Saint Row a su briser la chaîne et vous laisse pour seul maître à bord.

Moi le pouvoir, ça me soule

Et c’est bien ça le problème, à force de trop en faire, on a tendance à s’y perdre un peu. Cette avalanche de pouvoirs a tendance à reléguer au second plan tout ce qui fait l’essence même de Saint Row : les véhicules se trainent à en devenir inutiles, les citoyens ne sont là que pour décorer et acceptent de mourir sans rechigner et le côté badass du personnage s’estompe au profit du super héros. Alors bien sûr, certains éléments sont là pour nous rappeler qu’on est toujours dans GTA sauce LSD, mais on perd en immersion et on vient à se lasser des mécaniques de base.

Le jeu nous gratifie tout de même de quelques scènes sympatoches (se faire la malle dans un vaisseau avec What is love à fond les ballons, EPIC), mais ça n’ajoute rien de bien extraordinaire à l’expérience de jeu. Heureusement le mode multi, qui vous permet de vous amuser à plusieurs que ce soit pour semer la terreur ou sauver la terre, un vrai plus.

Au final, Saint Row IV est un immense défouloir qui vous scotchera les premières heures, cependant sa durée de vie dépendra de votre addiction au massacre à grande échelle et/ou si vous avez des amis aussi sadiques que vous.