DQN, l’intelligence artificielle fan de rétrogaming

Breakout-atari 2600-DNQ-intelligence artificielle

Si beaucoup de personnes aiment jouer aux jeux vidéo, en maîtriser toutes les mécaniques ou obtenir un score élevé peut s’avérer être une mission difficile. Mais les chercheurs du laboratoire Deep Mind de Google ont donné naissance à un joueur d’un nouveau genre : DQN. Derrière ces initiales ne se cachent pas une personne ou même un robot, mais un logiciel unique capable d’apprendre seul à jouer aux jeux vidéo.

Des logiciels sachant jouer aux jeux vidéo existent déjà depuis plusieurs années. Mais là où DQN est différent, c’est que contrairement aux autres intelligences artificielles qui ne sont programmées que pour jouer à un jeu dont elles connaissent les règles, lui les ignore totalement et les apprend en jouant. Comme un humain qui découvre un titre pour la première fois. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le logiciel possède un certain talent.

IA MAIS JOUEUR AVANT TOUT

Pour tester ses facultés, les chercheurs ont confronté DQN à 49 jeux issus du catalogue de l’Atari 2600. Et sur les 49 titres, DQN a réussi à égaler sur 28 d’entre eux le score que peut obtenir un bon joueur humain. Comme tous les joueurs, DQN a une stratégie : il se base sur les compteurs de score (présents dans les jeux de cette période) et définit en fonction de son expérience de jeu les actions qui lui rapporteront le plus de points. Et si le logiciel a pu jouer à Space Invaders, Pong ou Q-Bert, ses jeux fétiches sont Breakout, Boxing et Video Pinball.

S’il est un bon joueur, DQN n’est pas pour autant le joueur ultime. Définir une stratégie sur un jeu récent ou sur un titre complexe comme un Zelda est encore impossible pour lui. Mais ses impressionnantes capacités, proche du comportement d’un cerveau humain, pourraient dans l’avenir être utilisées en médecine. Un petit pas pour le jeu vidéo, un grand pas pour les intelligences artificielles.