Le Conseil National du Numérique s’oppose au gouvernement sur le projet de loi renseignement

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Le Conseil National du Numérique (CNNum) avait déjà rendu un avis plus que mitigé sur le projet de loi renseignement actuellement en débat à l’Assemblée Nationale et dont le vote solennel est prévu le 5 mai prochain? Pourtant, les 20 membres de l’organisme viennent de franchir un nouveau pas en affichant publiquement leur désaccord avec l’une des mesures phares du texte de Bernard Cazeneuve.

La pétition présente sur le site Ni pigeons, ni espions, qui approche déjà presque les 500 signatures de grands groupes, de startups et de médias et demandant « une révision en profondeur du projet de loi sur le renseignement, à commencer par le retrait pur et simple du dispositif nous imposant l’installation des « boites noires ». » a en effet été signée par les 20 membres de Conseil National du Numérique.

500 startups, médias et grands groupes opposés au texte

Le groupe rejoint ainsi l’hébergeur OVH, Oxalide, Libération, MailJet, Capitaine Train et d’autres qui s’opposent au texte dans l’état actuel des choses. Rappelons que le texte et en particulier les boites noires présentent chez les opérateurs et les hébergeurs permettront aux agences de renseignement française de récupérer la totalité des méta-données transitant sur ses réseaux pour analyse.

De nombreuses voix se sont d’ailleurs récemment fait entendre contre ce texte qui, d’après ces opposants, « enterre les libertés individuelles ». Du côté du gouvernement, on se d’indiquer que le texte vise uniquement à mieux se prémunir face à de possibles attaques terroristes et à la montée du jihad.

La signature du Conseil National du Numérique au côté d'autres acteurs du numérique.

La signature du Conseil National du Numérique au côté d’autres acteurs du numérique.

Lien : Ni pigeons, ni espions