La Poste va expérimenter l’impression 3D dans ses bureaux

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En plein boom depuis quelques mois, l’impression 3D a fait son entrée à la fin du mois d’avril dans un « magasin » pas comme les autres… Imaginez un peu pouvoir désormais vous rendre dans le bureau de Poste en bas de chez vous pour y imprimer une pièce en 3D… Un rêve (presque) transformé en réalité depuis le 30 avril dernier, date à laquelle le groupe à lancé une expérimentation de ce service dans cinq bureaux de poste français.

Trois sont à Paris, deux en provinces, mais tous proposent le même service : vous permettre d’imprimer votre objet en 3D directement dans votre bureau de Poste. Un service que le groupe principalement connu pour ses activités courriers est le premier à mettre en place de manière aussi importante pour le grand public. Et les exemples sont déjà nombreux, au bureau de Poste Nantes Bretagne, le principal bureau de poste de la ville, choisi pour l’expérimentation, on est déjà fier de montrer quelques exemples de ce que l’on a pu imprimer…

5 bureaux de Poste en France proposent le service : 3 à Paris, 2 en province

De la simple coque de smartphone, à la sculpture réalisé par un étudiant des beaux-arts en passant par un boulon devant permettre de réparer une crêpière vieille de 16 ans et que l’on ne veut pas jeter, les exemples sont déjà nombreux. Alors, certes, lorsque l’on demande au groupe d’expliquer comment le public accueil ce nouveau service on nous explique à demi-mots que le démarrage est encore timide, mais l’on nous assure que les clients sont curieux et marquent un intérêt certain pour le projet. Projet qui pourrait par ailleurs se lancer à plus grande échelle assez rapidement.

Car La Poste en ait convaincue :  « Nous (La Poste) sommes sur le numérique depuis de nombreuses années et l’on considère que la 3D fait partie des stratégie de communication qu’une entreprise doit avoir. On sait que dans les trois années à venir toute entreprise devra utiliser la 3D » explique Sabine Gautreau, conseillère 3D à La Poste avant d’ajouter que même si l’on en « est encore aux prémisses, il faut être sur ce marché ».

Le mode de fonctionnement est en effet assez simple. Pour les fichiers devant vous permettre d’imprimer votre objet, La Poste propose plusieurs solutions : apporter un fichier réalisé soi-même, choisir un fichier modèle au sein d’une base de données en ligne comme thingsverse, ou encore, et cela pourrait, à terme, s’avérer vraiment utile : modéliser votre objet sur place grâce aux conseils des responsables de ces espaces d’un nouveau genre…

Une fois ce fichier finalisé, l’impression est lancée. Les matériaux sont pour le moment assez limités, par exemple pour le bureau de poste de Nantes, uniquement de l’ABS – le plastique des Lego – en couleur ivoire. Pourtant, La Poste explique que pour les pièces plus spéciales demandant d’autres matières elle peut sous-traiter à des partenaires et proposer, ensuite, la livraison de la pièce commandée, en bureau de poste ou directement chez soi. Concernant, la durée d’impression, tout dépend, bien entendu, de la taille et de la complexité de la pièce en question. Par expérience comptez « entre 30 minutes et jusqu’à 8 heures » explique Sabine Gautreau, conseillère 3D à La Poste qui aiguille les clients au quotidien depuis maintenant un peu plus d’un mois.

« Nous n’en sommes encore qu’aux prémisses mais c’est un marché où il faut être présent »

Concernant les prix, ils sont tout aussi variés que le temps d’impression allant de quelques euros, 10 en moyenne pour les petites pièces à de « nombreux euros », comprenez par là plus de cent.

Ainsi, si l’offre est aujourd’hui limitée à cinq bureaux de Poste en France, le service pourrait rapidement être étendu à un plus grand nombre de bureaux. Difficile de penser voir ce service arriver dans les petits bureaux de Poste, mais les grands bureaux pourraient être équipées d’ici un à deux ans selon des sources au sein du groupe. Reste donc à voir quel sera l’accueil des clients sur le long terme pour ce service qui fonctionne aujourd’hui beaucoup grâce au bouche à oreille ou à la presse nous explique-t-on du côté de La Poste. Une nouvelle étape importante dans la diversification de La Poste dont les revenus liés au courrier sont en chute libre depuis maintenant plusieurs années face à l’avènement des nouvelles technologies et en particulier des mails qui font concurrence à la bonne vieille lettre papier